Tayeur : la marque éco-responsable qui veut casser les codes du costume traditionnel 👔

Tayeur : la marque éco-responsable qui veut casser les codes du costume traditionnel 👔

Tayeur est une marque engagée de vêtements éco-responsables qui veut casser les codes du costume traditionnel. Les deux premiers modèles seront bientôt disponibles en pré-commande sur Ulule.

J'ai échangé avec son co-fondateur Paul Verley sur l'entreprenariat et les défis qu'il faut relever pour lancer une marque éco-responsable. 

"En co-créant la marque Tayeur, je me suis lancé un défi : changer notre façon de s'habiller."

 

 

  • Comment tu t’es lancé dans l’entrepreneuriat avec Tayeur ? En quoi consiste le projet ? 👔

Je suis intéressé par la mode depuis longtemps, et récemment je me suis rendu compte de son impact écologique. Alors j’ai voulu, à mon échelle, participer à rendre la mode un peu plus verte. Avec le confinement j’ai eu plus de temps libre et ça nous a donné, avec Alexis Bouvet, l’envie de lancer Tayeur.

 On souhaite s’attaquer au costume, un vêtement qui souffre du télétravail et des codes vestimentaires en start-up, mais qui a encore sa place lors de certains évènements. Et comme acheter un costume n’a de sens pour nous que s’il est porté régulièrement, on veut venir en aide à ceux qui n’en ont besoin qu’occasionnellement. On va donc créer des costumes éco-responsables, et les proposer à la location avec un super service qui va avec. On veut rajeunir l’image du costume, et le faire de manière responsable. Notre objectif est aussi d’inspirer d’inspirer d’autres marques ou personnes à nous imiter. On sait que plus on sera nombreux, plus notre impact sera important.

  • Quels sont les plus gros challenge à relever pour lancer une marque éco-responsable ? ♻️

Faire du Made in France. C’était pourtant notre souhait depuis le départ. Mais le peu d’ateliers de costumes encore présents n’ont pas vraiment ouvert la porte à une jeune marque qui se lance. Impossible d’imposer notre propre style, et des prix exorbitants qui nous empêchent de rendre nos produits accessibles. On a dû se tourner vers des pays d’Europe de l’Est, où un réel savoir-faire pour le costume existe depuis maintenant plusieurs années, avec une main d’oeuvre à un prix qui nous convient. Nous compenserons les 2000 kms qui seront parcourus par nos produit. Et prochainement, le grand défi sera logistique, avec la mise en place de notre système de location. Bien que cela réponde à un besoin existant, on doit faire face à des clients toujours plus exigeants, entre choix disponible, délais de livraisons, conditions de retour, la liste est longue. Jusqu’où les gens sont-ils prêts à aller pour accéder à une mode responsable ?

  • Comment comptez-vous réduire l’impact écologique des vêtements avec Tayeur ? 🌍

Dans un premier temps avec des choix qui définissent notre production : une collaboration Européenne avec un partenaire qui partage et applique les mêmes valeurs responsables que les nôtres ; l’utilisation autant que possible de matières recyclées et recyclables ; pas de saisonnalité, mais plutôt des pré-commandes et des quantités limitées. Ensuite, nos costumes seront conçus pour durer. On les réparera quand nécessaire, et on les recyclera quand il n’y aura plus d’autre possibilité. Et enfin, nous voulons que nos produits soient portés, car après tout les vêtements que nous portons le plus sont ceux qui ont un impact écologique moindre. En proposant des costumes en location, ils seront régulièrement portés et auront plusieurs vies.

  • Penses-tu que la manière de consommer la mode est en train de changer ? 🛍

Petit à petit, on le voit aussi bien avec le nombre de marques qui se lancent qu’avec les nouvelles directions prises par les grands groupes. La demande grandit. Le seconde-main est en train d’exploser. Entre les récents scandales, les problèmes d’approvisionnement, et les innovations qui voient le jour, notre manière de consommer la mode ne peut que changer.

  • Selon toi, grâce à quoi la mode responsable pourrait-elle dépasser la fast fashion ? 🛒

Je pense que la prise de conscience n’est pas encore générale. La demande et l’intérêt autour d’une mode responsable doivent encore grandir pour que les acteurs de la fast fashion accélèrent leur transition. Si les “gros” jouent le jeu, alors il sera plus facile pour les jeunes marques de proposer des produits responsables. En donnant par exemple accès à des stocks de matières, à des ateliers de confection, ou même à des techniques de recyclage ou de réutilisation, les grandes marques de fast-fashion aideront à ce que les prix des vêtements responsables baissent. Il ne s’agirait pas de proposer une mode verte à prix cassé, mais que cela reste accessible à tous : pour que plus de marques s’y mettent, et qu’on oublie que les prix cassés et les nouvelles collections plusieurs fois par mois aient une fois existé. Ça aidera les gens à comprendre qu’en prenant soin de ses vêtements, ils peuvent durer et n’ont pas besoin d’être systématiquement remplacés !

 

En attendant, suivez l'aventure sur le profil Linkedin de Paul Verley ! 🚀

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